HISTOIRE

L’utilisation de l’eau comme agent thérapeutique commence dès la préhistoire. Les hommes ont observés que les animaux blessés ou malades s’approchaient des sources d’eau chaude ayant un goût et une odeur différents de celles auxquelles ils avaient l’habitude de s'abrever et, qu’après, leurs état s'améliorait.

A cette époque l’homme primitif considérait la maladie comme un châtiment divin, et la guérison comme le résultat d'une purification. On tombait malade parce qu’on avait perdu la faveur des dieux, et on récupérait la santé au travers d'une sorte de purge physique et mentale. Cette notion est à l’origine du mot « pharmacie », qui vient du grec « pharmakon » qui signifie « purification à travers de la purge ».

En 3500 av. JC, dans la vallée du Tigre et de l'Euphrate, les sumériens disposaient practiquement des mêmes méthodes médicales qu’aujourd’hui. Ils avaient recours aux gargarismes, aux inhalations, aux suppositoires, aux lavements, aux cataplasmes, aux décoctions, aux infusions, aux pilules, aux lotions, aux graissages et aux plâtrages.

Les écrits de la Mer Morte font aussi allusion à la pratique des lavements en utilisant une canne creuse ou un potiron vidé qui facilitaient le flux d’eau dans le rectum.

Dans le Papyrus d'Ebers qui date de 1500 av. JC, le nettoyage du côlon est considéré comme une pratique habituelle de la médecine. Il est décrit comme l’infusion de substances liquides dans le « grand intestin » à travers de l’anus.

Hippocrate (IVème et Vème siècles av. JC) recommandait les lavements pour soigner la fièvre.

Galien (IIème siècle après JC) était un grand partisan de la pratique des lavements.

Corte en 1600 après JC, développa la première distinction entre l’irrigation du côlon et la thérapie du lavement, très connue à cette époque.

À la fin du XVIIIème siècle les médecins Sigmund et Johann Hanh défendirent les pratiques hydrothérapiques, comme moyen préventif, et aussi comme traitement thérapeutique de différentes maladies. Les techniques les plus utilisées par les médecins étaient les saignées et les lavements.

Au début des années 1900, le docteur Jonh H. Kellogg appliqua la thérapie de l’hygiène du côlon à plus de 40.000 patients, et plus tard il publia dans le journal de l’Association Américaine de Médecins qu’il n’avait pas besoin de recourir à la chirurgie dans le cas de maladies gastro-intestinales de ses patients, excepté pour 20 d'entre-eux, puisque les hydrothérapies du côlon avaient été efficaces.

La renommée de cette technique d’hygiène arriva à son summum entreconnut son apogée dans les années 20 et les années 30, époque à laquelle il était très courant de voir et d’utiliser des machines d’hydrothérapie du côlon dans les hopitaux et les cabinets de médecins facultatifs orthodoxes.

Les avantages de l’hydrothérapie du côlon sont présents dans les mots du docteur Waddington lorsque celui-ci disait « le mauvais fonctionnement de l’intestin est le précurseur de beaucoup de maladies, en particulier en ce qui concerne les maladies chroniques. Le rétablissement physiologique de l’élimination intestinale est souvent le bienfait le plus important qui doit être réalisé avant le rétablissement éventuel de la santé en général.